Les chiffres ne mentent pas : la gestion active reste au cœur de la stratégie de nombreux investisseurs, même à l’heure où la gestion passive gagne du terrain. Ce choix n’a rien d’anodin. Derrière chaque décision, une équipe d’experts scrute les marchés, ajuste, anticipe. Ici, l’enjeu n’est pas seulement d’accompagner la vague, mais de la devancer, voire de la dépasser.
Les gestionnaires d’actifs actifs mènent une veille constante : chaque mouvement sur les marchés financiers peut déclencher un ajustement du portefeuille. Contrairement à la gestion passive, où l’on suit un indice sans broncher, l’approche active multiplie les analyses et les arbitrages. Ce travail s’accompagne de frais de gestion plus élevés, un choix assumé par les investisseurs à la recherche d’un potentiel de rendement supérieur.
La réglementation, rigide sur la transparence et le reporting, façonne les stratégies. Malgré la percée des fonds indiciels et des ETF, la gestion active garde la préférence de certains profils, surtout lorsque la volatilité secoue les marchés ou qu’une anomalie temporaire surgit à exploiter.
La gestion active d’actifs : une approche dynamique de l’investissement
Impossible de réduire la gestion active à un simple suivi d’indicateurs. Ici, les asset managers expérimentés jouent une partition complexe. Ils passent au crible les bilans, repèrent les signaux faibles, prennent des décisions qui parfois s’éloignent du consensus. Leur objectif ? Saisir l’opportunité invisible à l’œil nu et anticiper là où le marché hésite.
En France, des sociétés de renom comme Amundi, BNP Paribas, AXA, Natixis ou Crédit Agricole tiennent le haut du pavé. À l’échelle mondiale, BlackRock surclasse ses concurrents. Ces grands acteurs recueillent l’épargne de leurs clients, qu’ils soient particuliers ou institutionnels, et la déploient sur une palette d’actifs financiers : actions, obligations, immobilier, mais aussi matières premières ou solutions alternatives selon les profils.
La gestion active se décline de plusieurs manières, selon les besoins et les objectifs :
- Gestion collective : à travers des fonds d’investissement (OPCVM, FCP, SICAV), le gérant compose un portefeuille commun à plusieurs investisseurs.
- Gestion sous mandat : la stratégie est ajustée sur-mesure, tenant compte des attentes et contraintes de chaque client.
L’analyse fondamentale nourrit chaque allocation : on décortique les comptes d’entreprises, on évalue le contexte macroéconomique, on scrute les tendances sectorielles. Cette réactivité permanente s’accompagne de frais plus élevés, mais certains y voient le coût d’une gestion sur-mesure et d’une véritable capacité d’adaptation face à la volatilité.
Comment fonctionne concrètement la gestion active ?
Derrière chaque stratégie active, un gérant de portefeuille s’appuie sur une équipe d’analystes. Ensemble, ils sélectionnent, achètent, arbitrent des actifs financiers dans le but de distancer l’indice de référence. Cette mécanique repose sur une observation en continu et une réactivité sans relâche face aux aléas des marchés.
Les sociétés de gestion proposent plusieurs véhicules d’investissement, chacun avec ses spécificités :
- OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières)
- FCP (fonds communs de placement)
- SICAV (sociétés d’investissement à capital variable)
- Parfois, certains ETF hybrides, qui marient gestion active et suivi d’indices.
Pour chaque fonds, la valeur liquidative (VL) est calculée quotidiennement, reflétant la véritable valeur de chaque part, ajustée selon les mouvements réalisés dans le portefeuille.
Obtenir l’agrément de l’AMF reste une étape incontournable : c’est l’assurance de procédures rigoureuses et d’une protection efficace pour les investisseurs. Au sein du portefeuille, chaque arbitrage s’appuie sur l’analyse fondamentale : on épluche les bilans, on anticipe les mouvements économiques, on repère les ruptures sectorielles.
La gestion peut s’organiser de façon collective (avec mutualisation des risques via des fonds) ou individuelle, par le biais d’un mandat pour un patrimoine spécifique. À chaque instant, le gérant fait des choix : concentration sur certains segments, diversification accrue, pilotage actif du risque. Les frais traduisent l’investissement dans l’expertise et la recherche constante de valeur ajoutée.
Quels avantages les investisseurs peuvent-ils en attendre ?
La gestion d’actifs ouvre la porte à des expertises pointues et à des outils réservés aux professionnels. Les asset managers bâtissent une diversification sur-mesure, orchestrant des portefeuilles mêlant actions, obligations, immobilier, voire stratégies alternatives. Ce processus vise à répartir les risques, tout en maintenant un potentiel de performance élevé.
Travailler avec une société de gestion comme Amundi, BlackRock, BNP Paribas ou AXA, c’est aussi accéder à des plateformes d’analyse et de gestion des risques sophistiquées : Bloomberg AIM, eFront… Ces solutions renforcent la prise de décision, offrent une lecture fine des marchés et sécurisent la gestion des actifs.
La gestion collective, via OPCVM ou FCP, mutualise les risques et permet à chaque investisseur de profiter d’une allocation structurée par des professionnels. Les économies d’échelle sur les frais ne sont pas négligeables. La gestion sous mandat, quant à elle, propose une approche individualisée, alignée sur la tolérance au risque et l’horizon de chacun.
La vraie force de la gestion active ? Sa capacité à réagir, à ajuster sans délai, à saisir les cycles et à orchestrer une allocation en mouvement. Pour les investisseurs exigeants, cette vigilance permanente fait toute la différence.
Gestion active ou gestion passive : quels critères pour bien choisir ?
Deux grandes méthodes structurent la gestion d’actifs : active ou passive. Le choix dépend de la philosophie d’investissement et de la relation que l’on souhaite entretenir avec les marchés. La gestion active, orchestrée par des gestionnaires aguerris, cherche à faire mieux que le marché. Les équipes d’asset managers chez Amundi, BlackRock, BNP Paribas s’appuient sur l’analyse, prennent des décisions rapides, réévaluent en continu. Cette approche, très personnalisée, implique des coûts plus élevés, reflet de l’expertise humaine mobilisée et du risque d’erreur qui en découle.
À l’opposé, la gestion passive adopte une démarche méthodique : il s’agit de reproduire la performance d’un indice boursier (S&P 500, CAC 40, MSCI World…) à travers des ETF ou trackers. Transparence, simplicité, frais allégés : l’option séduit ceux qui croient en l’efficience des marchés sur le long terme. Avec les ETF, l’exposition à différents marchés se fait sans intervention discrétionnaire.
- Gestion active : recherche de performance supérieure, capacité d’adaptation, frais plus élevés, dépendance au jugement humain.
- Gestion passive : reproduction d’un indice, frais contenus, performance alignée sur le marché, gestion automatique sans arbitrage tactique.
Avant de trancher, il vaut mieux évaluer sa propre tolérance au risque, l’horizon de placement et ses préférences entre gestion déléguée et automatisée. L’offre européenne, notamment au Luxembourg et en France, propose une diversité de solutions adaptées à chaque profil et à chaque ambition patrimoniale.
Qu’on opte pour l’agilité de la gestion active ou la simplicité de la gestion passive, une chose demeure : la maîtrise de son allocation reste la clé. Face aux marchés qui changent de visage en un clin d’œil, le choix du bon partenaire fait toute la différence.

