Comment fonctionne une holding ?

En plus de l’optimisation fiscale, la mise en place d’une Holding permet d’unir plusieurs objectifs recherchés par les entrepreneurs.

En effet, la formation d’une telle entité vous permet de bénéficier de leviers financiers et juridiques, mais aussi de gérer votre entreprisede manière plus organisée, et de transmettre votre patrimoine de manière optimisée.

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Le holding est un outil permettant de faciliter les flux financiers entre entreprises d’un même groupe et d’organiser les relations juridiques de manière à anticiper les problèmes éventuels.

Résumé :

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  • Définition
  • Les intérêts de la société holding
    • Intérêts juridiques
    • Intérêts fiscaux
  • The Holding Company, un outil de gestion organisé
    • Accords de prestation de services
    • Les conventions de la trésorerie
  • La constitution de Holding
  • DRAPÉ de Maître Lucas

Définition

Par définition, une société de portefeuille est une personne morale qui détient des intérêts , c’est-à-dire des actions ou des actions, dans d’autres sociétés.

Selon l’objectif poursuivi, la société holding peut :

  • Passif  : il ne détiendra que des titres d’autres sociétés sans activité réelle ;
  • Actif ou facilitateur  : il détiendra des titres d’autres sociétés et fournira des services efficaces à ses filiales.

Le concept de holding a été récemment clarifié et défini par le Conseil d’Etat.

Selon lui, est le facilitateur de la holding « qui a pour activité principale, en plus de la gestion d’une participation, la participation active à la conduite de la politique de groupe et le contrôle de ses filiales et, le cas échéant et purement interne, la fourniture de spécifiques, administratif, juridique, comptable, financier et immobilier services » (CE, plénière, 13, juin 2018).

Ci-dessous, nous expliquerons les principaux intérêts de la création d’une société holding .

Les intérêts de la société holding

Intérêts juridiques

Les intérêts juridiques de la constitution d’une société holding diffèrent selon l’utilité que les personnes physiques, détenteurs de titres, souhaitent donner à cette société.

Ainsi, la société holding peut prendre diverses formes .

Il convient donc de distinguer les sociétés holding suivantes :

  • Sociétésde portefeuille passives
  • Les sociétés de portefeuille actives et facilitateurs  ;
  • Sociétés de portefeuille contrôlant  ;
  • Sociétés deportefeuille de rachat .

Société de portefeuille passive

Une société dite holding passive est une société dont le seul but est de gérer des titres de participation.

Passif Holding Company agit comme un simple partenaire de ses filiales et n’interfère pas dans la gestion des sociétés d’exploitation : elle n’a donc qu’une activité civile de gestion mobile et ne s’engage pasdans la facturation commerciale .

Dans le domaine de la restructuration professionnelle, il est souvent approprié, tant sur le plan juridique que fiscal, de créer une société holding qui agira en tant que facilitateur.

La société holding d’hébergement

Tel que défini par le Conseil d’Etat, la holding animant, outre la gestion des participations  :

  • contrôle toutes ses filiales ;
  • Fournit des services efficaces à ses filiales, qu’il s’agisse de services administratifs, juridiques, financiers, comptables, mobiliers ou immobiliers ;
  • Participer activement à la mise en œuvre de la politique de groupe d’entreprise.

La société holding gérante est considérée comme exerçant une activité commerciale réelle , pour la seule bénéficier de ses filiales, il « anime » le groupe de sociétés.

La création d’une société holding hôte a de nombreux impacts sur sa fiscalité , par exemple :

  • Le calcul de la réduction de l’impôt sur le revenu relatif à la souscription au capital social des PME est différent lorsque la société holding est considérée comme passive ou animatrice ;
  • Le cédant de valeurs mobilières d’une société de portefeuille animatrice peut bénéficier de provisions de gains en capital spécifiques pour la retraite ;
  • Un pacte de Dutreil peut être pris sur les titres d’une société holding animatrice
  • Etc.

La société holding de contrôle

La société holding de contrôle a pour objet de détenir des titres de sociétés holding (filiales) dont le contrôle est destiné à être transféré aux successeurs .

La création d’une société holding assure la pérennité de la société exploitée en tant qu’entreprise et le maintien de son contrôle par éviter la dispersion des valeurs mobilières de la Société .

En effet, les sociétés d’exploitation familiale sont souvent menacées de disparaître parce que les héritiers du (des) fondateur (s) poursuivent des orientations et des buts différents : certains souhaitent continuer à exercer l’activité tandis que d’autres cherchent à vendre leurs participations.

La création d’une société holding, à laquelle les héritiers qui souhaitent poursuivre l’opération apportent leurs titres, permet de former un noyau stable au sein de la société holding .

Pour que la société holding contrôle la filiale exploitée, il suffit que la majorité de ses titres lui soient transférés .

Cette solution permet aux successeurs détenteurs de la majorité des titres de la société holding de contrôler indirectement la filiale sans détenir la majorité du capital : c’est l’un des principaux intérêts de l’effet de levier.

En effet, la détention par le successeur d’une participation majoritaire dans une société holding qui détient elle-même une participation majoritaire dans le capital social de la filiale permet de confier le contrôle de la filiale au successeur sans qu’il soit nécessaire de lui transmettre la majorité des titres.

Par exemple : Le successeur qui contrôle la société holding avec 51 % des titres contrôle donc la filiale dont la société holding détient également 51 % des titres .

Ainsi, grâce à cette opération, un successeur qui aurait été une minorité directe détient finalement le contrôle de la Société d’exploitation.

La société holding de rachat et LBO (achat à l’effet de levier)

Dans les opérations de cession, la société holding est fréquemment utilisée pour racheter la société cible en raison des effets de levier juridique, financier et fiscal qu’elle fournit.

Les opérations de LBO (achat de levier) permettent l’acquisition des titres d’une société (connue sous le nom de la société cible) par l’endettement d’une société holding créée à cet effet.

La Banque rembourse les prêts bancaires obtenus à partir des excédents de trésorerie générés par la société remboursée, versés sous forme de dividendes.

Holding soutient également l’endettement nécessaire à l’acquisition des titres de la société cible, et non des investisseurs eux-mêmes.

Le FBO (Family buy out) est un assemblage qui consiste en une variante de la LBO visant à optimiser la transmission intracommunautaire d’une entreprise

Intérêts fiscaux

Le système des sociétés mères – filles (art. 145 du Code général des impôts)

Ce régime permet aux sociétés mères (holding) de bénéficier de l’ exonération des dividendes de leurs filiales , sous réserve de l’imposition d’une part de 5 % des commissions et redevances.

Ce régime évite que les bénéfices des filiales ne soient pas soumis à une double imposition sur l’impôt sur les sociétés, d’abord au niveau de la filiale, puis, lorsqu’elle est distribuée, au niveau de la société mère Holding.

Par exemple : en 2020, une société mère holding reçoit 20 000 euros de dividendes de l’une de ses filiales, elle incorporera ce montant dans son revenu imposable, mais déduira une part totale de 95 %, soit 20 000 — (20 000 x 5 %) = 19.000 euros .

Le régime mère-fille s’applique aux sociétés mères détenant au moins 5 % du capital social et des droits de vote de leurs filiales.

Toutes les sociétés doivent également être assujetties à l’impôt sur les sociétés.

Ce mécanisme a un effet de levier financier considérable, notamment en ce qui concerne la prise de contrôle par LBO (rachat à effet de levier).

Un LBO, comme indiqué ci-dessus, est une opération impliquant la création d’une société holding dite « acquisition holding ».

Cette société deviendra endettée afin de racheter tout ou partie des titres d’une autre société, entreprise cible.

La société cible réalisant des bénéfices distribuera des dividendes à sa société mère Holding de manière fiscale optimisée grâce au régime mère-fille susmentionné.

La société mère Holding aura alors la capacité financière de payer son prêt avec les dividendes reçus.

D’ une certaine manière, c’est la société fille qui paie le prêt de la société mère par la distribution de dividendes, de sorte qu’elle finance son propre rachat.

Le système d’intégration fiscale (articles 223-A à 223-Q du Code général des impôts)

Le système d’intégration fiscale, parfaitement combiné avec celui du régime mère-fille, permet à une société mère, connue sous le nom de « chef de groupe  », de se former seule redevable de l’impôt sur les sociétés pour l’ensemble du groupe qu’elle forme avec ses filiales.

Ainsi, si une société dirigeante du groupe possède une filiale qui réalise un bénéfice, et une filiale qui a un déficit, la somme algébrique des résultats et l’ impôt sur les sociétés sur ce montant global devraient être calculés.

Cet impôt sur les sociétés sera payé par une seule unité, la société chef du groupe .

Le régime d’intégration fiscale permet d’optimiser l’impôt sur les sociétés pour les groupes de sociétés lorsque des déficits sont réalisés.

De plus, la part de rétablissement de 5 % pour les honoraires et dépenses du régime mère-fille tombe à seulement 1 % lorsque l’intégration fiscale est introduite.

Un certain nombre de conditions doivent être remplies pour opter pour le régime d’intégration fiscale :

  • L’ intégration n’est possible que pour les sociétés assujetties à l’impôt sur les sociétés ;
  • Les filiales intégrées doivent être détenues directement ou indirectement au moins 95 % par la société mère  ;
  • La société mère ne doit pas être détenue à plus de 95 % par une autre société ;
  • L’ intégration fiscale est une option qui doit être formulée par toutes les filiales souhaitant être intégrées au service de l’impôt sur les sociétés concerné.

Cession (article 150-O-B ter du Code général des impôts)

Le dirigeant d’une entreprise qui détient les titres de sa société dans ses actifs privés et a l’intention de les vendre peut, dans certains cas, avoir intérêt à faire la contribution préalable de ses titres à une société holding qu’il contrôle afin de bénéficier d’un report des plus-values.

Toutefois, le régime d’attribution des approvisionnements est opportun que :

  • Si le chef est en mesure d’attendre trois ans à compter de la date de la cotisation avant de transférer les titres déposés ;
  • Ou lorsque le transfert intervient dans les trois ans suivant la contribution, s’il est en mesure de réinvestir au moins 60 % du prix de vente dans le financement d’une activité économique.

Le but de l’opération est de placer le gain en capital sous le régime de report de l’impôt.

Valeur du capital est susceptible d’être définitivement exemptée si certaines conditions sont strictement respectées.

Dans la pratique, les gains en capital provenant de la contribution de titres à des sociétés contrôlées par le contribuant sont assujettis au régime de report de plein droit de l’impôt.

Le gain en capital est calculé et déclaré au moment de la réalisation, mais son imposition est différée au moment de l’un des événements suivants :

  • Le transfert par le chef de l’entreprise des titres reçus en rémunération de l’Inception ;
  • La vente par la société holding des titres dans un délai de trois ans à compter de la date de la contribution, à moins que cette société ne s’engage à réinvestir dans un délai de deux ans à compter de la vente au moins 60 % du produit de la vente dans une activité économique ;
  • Lorsque le contribuable transfère son domicile fiscal hors de France.

Donation-dessaisissement

Le don avant vente permet d’effacer purement et simplement la plus-value des titres transmis.

Lorsque le directeur d’entreprise a l’intention de transférer une partie de ses biens à ses enfants à l’occasion de la vente de son entreprise, il est conseillé de procéder au don des titres avant le transfert afin d’éviter l’imposition du plus grand gain en capital sur l’impôt sur le revenu et l’imposition de la succession donnée à les droits de transfert.

Il est donc logique, pour le chef d’accorder un don des titres de sa société holding à ses enfants (au moins pour la part correspondant aux allocations de ligne directe), puis, l’entrepreneur et les enfants vendront conjointement les titres de la société holding à le même acheteur.

Dans ces circonstances, la valeur ajoutée des titres donnés a été purement et simplement effacée.

Le Pacte de Dutreil (article 787-B du Code général des impôts)

Les transmissions gratuites des sociétés d’accueil peuvent être partiellement exonérées des droits de transfert, jusqu’à concurrence de 75 % de leur valeur.

Cette exonération est subordonnée au strict respect des conditions fixées par les dispositions de l’article 787-B du Code général des impôts, le Pacte de Dutreil.

Les titres des sociétés de portefeuille doivent faire l’objet d’un engagement collectif de conservation (appelé engagement Dutreil).

L’ exemption s’applique à la fois aux transferts de titres de sociétés Holdings par succession ou par don, qu’ils soient effectués en pleine propriété ou de manière démembrée.

Conditions d’exemption :

  • Les associés de la société holding animatrice doivent souscrire un engagement collectif de conserver des titres pendant au moins deux ans couvrant au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote ;
  • Au moment de la transmission (succession ou don), chaque héritier ou donataire doit s’engager individuellement à conserver des titres d’au moins quatre ans ;
  • Pendant la durée de l’engagement collectif et pendant les trois années suivantes le transfert des titres de la société holding, de l’un des associés de l’engagement collectif, d’un héritier ou d’un donataire doit exercer des fonctions de gestion au sein de la Société.

The Holding Company, un outil de gestion organisé

La création d’une société holding générera une politique commune entre les différentes sociétés en concentrant le pouvoir dans la société mère, en déterminant les services communs et en fixant des objectifs globaux et des budgets.

Cette structure facilitera également les flux financiers entre les différentes sociétés du groupe.

Ainsi, il sera possible d’utiliser le flux de trésorerie d’une société excédentaire pour financer une société du groupe en difficulté .

Accords de prestation de services

Les contrats de services, ou accords de « frais de gestion », sont généralement conclus entre des sociétés appartenant au même groupe.

Le fournisseur de services est la société de portefeuille mère, les bénéficiaires sont des filiales, de sorte que la société holding fournit et facture des services à ses propres filiales pour l’exécution de l’administration, de la gestion, de l’animation, de la comptabilité, juridique, financière, marketing, etc.

La facturation des « frais de gestion » permet également de compléter la rémunération des dividendes des associés , mais aussi d’anticiper le remboursement bancaire du prêt souscrit dans le cadre d’un LBO.

La prestation de services facturée génère un produit imposable à la société mère et entraîne des frais déductibles pour la société fille, à condition que les conditions suivantes soient remplies  :

  • La charge doit être exposée dans l’intérêt de la société fille ;
  • La charge doit être efficace et correspondre à un service effectivement rendu ;
  • La charge doit être impossible à assumer par la société fille en ce qui concerne ses ressources internes ;
  • La charge doit être payée dans un manière.

Si ces conditions ne sont pas remplies, l’administration fiscale peut considérer la prestation de services comme un acte anormal de gestion et effectuer un audit fiscal.

Il est donc absolument nécessaire d’établir avec soin les accords de prestation de services entre les sociétés membres d’un même groupe.

Conventions en espèces

Les entreprises d’un même groupe ont souvent besoin de financer leurs investissements, et donc compter sur des ressources internes.

Afin d’éviter tout risque d’insécurité juridique , il est nécessaire de conclure des accords de trésorerie entre les sociétés du groupe.

Un accord de trésorerie , ou accord omnium, est un contrat conclu entre des sociétés du même groupe qui a pour but de centraliser les flux financiers du groupe au sein d’une société pivot.

La société Pivot (généralement la société holding mère) est chargée de recevoir les avances de trésorerie et de redistribuer les aux autres sociétés du groupe.

Ainsi, une société membre du groupe pourra financer l’activité ou l’investissement d’une autre filiale sans que celle-ci ait recours à un emprunt bancaire.

Il s’agit d’un prêt entre des sociétés du même groupe en dehors du monopole des banques.

La constitution de Holding

Il n’existe pas de règles juridiques spécifiques pour la création d’une société holding.

En principe, toute forme de société peut être choisie pour en former une.

Toutefois, les sociétés holding sont généralement constituées sous la forme de sociétés par actions, en particulier sous la forme de SAS, c’est-à-dire une société de capitaux.

Ce choix s’explique en partie par le fait que le statut juridique et fiscal de la SAS est flexible.

En effet, la SAS est une structure adaptée à la création d’une société holding en raison des avantages qu’elle offre :

  • Grande flexibilité organisationnelle dans les statuts ;
  • Depuis la SAS est une entreprise avec une forte « intuitu personae », les conditions d’entrée et de sortie des partenaires peuvent être ajustées par différentes clauses : clauses d’approbation, clause de préemption, clause d’inaliénabilité, clause d’exclusion, etc. ;
  • Les actions d’une SAS peuvent être transmises sans modification légale ;
  • La SAS, puisqu’elle est une société sous forme commerciale, peut exercer une activité commerciale complémentaire à celle de Société Holding si les statuts le précisent dans son objet.

La création d’une société civile en tant que société holding est réalisable car la création d’une société civile est d’une grande simplicité.

Cependant, l’utilisation de la société civile présente quelques inconvénients :

  • La société holding doit être composée d’au moins deux associés ;
  • La responsabilité des associés est indéfinie mais non solidairement et plusieurs, ce qui signifie que chaque associé est responsable des dettes de la Société sur l’ensemble de ses biens personnels proportionnellement à son capital la tenue.

La création de la société holding peut se faire soit par la contribution des titres de la société d’exploitation , soit par le transfert des titres de la société opérante .

En cas de contribution des titres, les contributeurs reçoivent en retour des titres de la société holding, dont ils deviennent associés.

En cas de vente de titres, la société holding paie le prix aux cédants, le plus souvent il sera nécessaire d’emprunter les fonds nécessaires au paiement.

En cas de contribution des titres de la société opérante, le gain en capital sur les titres sera suspendu ou différé d’impôt si le cédant contrôle la société holding recevant la contribution.

En revanche, si des titres sont vendus, le Code général des impôts distingue deux modes d’imposition : le gain en capital sera directement imposable, soit à l’impôt forfaitaire (taux global de 30 %) ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu (dans le cas d’une option pour le barème progressif, des abattements pour périodes de détention sont susceptibles d’être appliqués).

Souvent, le choix entre contribution ou transfert est fait en fonction de l’impact fiscal de l’imposition du gain en capital.

DRAPÉ de Maître Lucas

La constitution d’une société holding doit être envisagée dans le cas où le chef d’entreprise souhaite structurer ses activités professionnelles, optimiser sa transmission et organiser au mieux les relations avec d’autres entités.

L’ intérêt juridique et fiscal d’établir une telle structure est certain et devrait être étudié pour tout entrepreneur désireux de développer son activité.

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